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Prochains concerts

100 ans d’armistice avec le chœur de chambre figure humaine

Samedi 10 novembre à Strasbourg
Dimanche 11 novembre à la Liederhalle de Stuttgart

 

Au sujet du programme Samuel Capricornus: Un cosmopolite à Reutlingen (30 juin & 1er juillet 2018)

Dansante musique sacrée [Capricornus était] un gamin ambitieux, discutable, génial jusqu’à sa mort prématurée à l’âge de 37 ans, dont les motets et les concerts sacrés étaient appréciés dans toute l’Europe. Et qui, comme tant d’autres, fut oublié dans l’ombre de Bach et Händel. Nikolai Ott, lui aussi un jeune cantor prometteur a tiré Capricornus de l’oubli (…) puis l’a présenté lors d’une conférence introductive emplie de malice et d’empathie, avant que la musique ne place le compositeur dans une toute autre lumière.

Cette musique était interprétée par un chœur composé de la chorale paroissiale de Mittelstadt, de l’ensemble Thomas Selle, des instrumentistes des Bockshorn Players (…) et de plusieurs chanteurs solistes. Pour lesquels les plans de Nikolai Ott furent plutôt bousculés : Sarah-Lena Eitrich, souffrante, fut remplacée par Isabelle Métrope ; il était par contre trop tard pour trouver un remplaçant pour le ténor Marcus Elsässer, dont l’enfant choisit de naître précisément samedi. Une pièce pour ténor soliste fut annulée, certains passages chantés par le contreténor Jan Hermann. Nikolai Ott a chanté le reste en dirigeant – et cela pas mal du tout ! le ténor était de retour dimanche pour le second concert.

Ce fut un hommage digne de ce nom (…). Un univers sonore, dans lequel Capricornus mêle l’amour italien pour la mélodie charmante et souvent dansante avec la passion allemande pour la polyphonie contrapuntique. (…) Les voix de sopranes de Julia Hinger et d’Isabelle Métrope vibrent, gracieuses et claires au-dessus de cette toile sonore, tout comme la voix de basse de Saloum Diawara, douce, ronde et précise surtout dans les aigus, et le fin contreténor de Jan Hermann. Les Bockshorn Players les soutenaient avec un son raffiné, une rythmique flexible et une palette sonore délicate : théorbe, basse de viole, violoncelle baroque et clavecin composant une trame presque jazzy. (…) Ce Capricornus avait du goût!

Reutlinger General-Anzeiger, 2.07.2018 (en allemand, payant)